Le nucléaire, une énergie plus verte qu’on ne le pense

Si le secteur du nucléaire est encore, pour certains, sujet de controverse, l’opinion des Français tend à changer. Selon un sondage réalisé par l’Institut BVA en octobre 2021, 50 % des Français considèrent le nucléaire comme “un atout pour le pays”. Ils étaient seulement 34 % en 2019. L’énergie nucléaire est finalement bien plus verte qu’on n’a pu le penser… On vous explique pourquoi !  

Avec ses 56 réacteurs répartis sur 18 centrales dispersées sur le territoire, le nucléaire est la première source de production et de consommation d’électricité en France. Selon EDF, le nucléaire produit plus de 70 % de la production totale d’énergie.

Si face au bouleversement climatique, le nucléaire est cité comme la solution pour sortir des énergies fossiles et réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GAS), le secteur souffre tout de même d’idées reçues qui ont la vie dure. 

La peur du nucléaire est-elle toujours légitime ?

En 1986, en Ukraine, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. Un drame qui sonne comme une prise de conscience et choque le monde entier. Au-delà de l’humain, l’accident a bouleversé des écosystèmes.
Plus de 35 ans plus tard, les peurs de vivre près de constructions mal entretenues se sont tout de même bien réduites.

Il faut noter que les centrales nucléaires d’aujourd’hui ont drastiquement changé. Au démantèlement des structures vieillissantes et à risques, se sont progressivement ajoutées de solides normes internationales de sécurité, notamment poussées par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Leur visée ? Se prémunir des actes malveillants (sabotages, vols, transferts illégaux), des accidents (incendies, inondation…) mais aussi améliorer les dispositifs de dépressurisation, se parer à l’arrêt d’un approvisionnement en électricité, et prévenir la moindre anomalie ou écart de fonctionnement. De quoi s’assurer du respect du niveau de radioprotection et de la protection de l’environnement. Ainsi, en 2021, 839 inspections (dont 17 % réalisées de façon inopinée) ont été faites sur le territoire.

Des vapeurs d'eau qui intriguent

Selon un sondage commandé par EDF, en 2017, 44 % des personnes de 18 ans et plus estimaient que les centrales nucléaires “contribuaient beaucoup à l’effet de serre”. Ce qui cristallise généralement les peurs ? Les fumées blanches qui se dégagent des réacteurs.

Il s’agit en réalité de vapeur d’eau. Cette dernière se crée par évaporation de l’eau, la même servant à refroidir la vapeur du circuit secondaire de la centrale. Ces fumées ne contiennent donc aucune matière toxique, a contrario de celles liées aux centrales ayant recours aux énergies fossiles. Et à titre d’exemple, selon l’Académie des Sciences, le nucléaire émet 6 g CO2e/kWh contre 9 g CO2e/kWh pour l’éolien en mer, 418 g CO2e/kWh pour une centrale à gaz et 1058 g CO2e/kWh pour une centrale à charbon. Cela fait du nucléaire une énergie définitivement bas carbone. En 2022, la commission Européenne a ainsi accordé le “label vert” au nucléaire le reconnaissant ainsi comme “nécessaire pour la lutte contre le changement climatique”. 

Les déchets nucléaires : pas si mal gérés que ce que l'on pense

Reste le problème des déchets nucléaires. Le secteur du nucléaire engendre effectivement des débris tant pendant la production de l’énergie que la déconstruction des installations et du recyclage des combustibles usagés.

Si beaucoup craignent une gestion mal maîtrisée de ces déchets, c’est tout l’inverse. L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs recense en effet rigoureusement ces déchets pour en réguler et limiter leurs impacts sur l’environnement. Et la transparence est alors ici totale, avec l’inventaire national des matières et déchets radioactifs consultable en ligne. Du côté de L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), on gère ces déchets avec l’objectif d’en réduire le volume et d’assurer la protection de l’homme et de l’environnement.

Si pour le moment, le stockage en profondeur reste la solution privilégiée pour la gestion des déchets radioactifs à vie longue, de nouvelles solutions, plus vertes, sont en phase d’essai en France. Affaire à suivre donc.

« Chez Malban Conseil, le respect de l’environnement et la transition écologique sont au cœur de nos préoccupations. Nous veillons à travailler sur des projets en adéquation avec nos valeurs, quel que soit le secteur dans lequel nos Consultants sont amenés à intervenir, nucléaire compris ! »

Éric Dabancourt, Directeur Général de Malban Conseil