Avant les “smart cities”, les “smart buildings”

Les “smart cities” se développent en France depuis une dizaine d’années. Des quartiers connectés, économiques, moins énergivores, respectueux de l’environnement, humains et inclusifs. C’est toute la modernisation de nos villes, de nos administrations et de nos infrastructures qui est en jeu. Et le premier pas vers ces villes intelligentes, ce sont les “smart buildings”, les buildings intelligents.

Le pari des “Smart Cities”

Le concept de ville intelligente est né au début des années 2010. L’arrivée – et l’apogée – des nouvelles technologies dans nos poches, avec l’iPhone, laissait présager des applications à grande échelle TRÈS prometteuses. Les écrans et capteurs se sont multipliés dans les bâtiments et les rues. La démocratisation de l’intelligence artificielle et l’automatisation de certains processus a lancé de nouveaux enjeux et fait fleurir des projets d’urbanismes futuristes quoique réalistes. Des villes entières pensées pour les usagers avec des projets mêlant confort, sécurité, propreté, économies d’énergies, inclusivité, recueil de datas… Le tout, dans une logique d’automatisation et d’ultra connectivité.

On pense alors à Hong Kong, souvent citée comme modèle de “smart city”, qui vise notamment la neutralité carbone d’ici 2050 et qui reste l’une des villes les plus connectées au monde. La ville de Shenzhen, en Chine, fait également figure de modèle avec la totalité de son réseau de bus et taxis électrifié, la mise en place d’un système de santé connecté et le développement d’un système de surveillance par reconnaissance faciale hautement sophistiqué bien que controversé. On a également beaucoup entendu parler de Dubaï et ses innombrables capteurs…

Plus près, à Londres, on retient le projet du Connected London qui a permis l’accès à la 5G à toute la ville, ou encore Oslo, qui a équipé ses rues de plusieurs centaines de milliers de lumières LED qui s’adaptent en temps réel aux besoins des usagers et qui a également mis en place un système de détecteurs de plaque d’immatriculation pour limiter les embouteillages.

Ces villes optimisées s’inscrivent dans un mouvement plus vaste : un monde plus responsable et durable. Et le premier pas vers ce nouveau monde, ce sont les “smart buildings”…

“Smart buildings”, de quoi parle-t-on exactement ?

Les « Smart buildings » – traduire « bâtiments intelligents » – ce sont ces constructions pilotées par des données permettant de les rendre optimisés, flexibles, automatisés, peu énergivores notamment grâce à des systèmes de ventilation, d’éclairage, de caméra et de sécurité flexibles et pilotables en temps réel. À la clef, des bâtiments performants et des équipements connectés, souvent basés sur des algorithmes d’intelligence artificielle.

Cela inclut en premier lieu des constructions intelligentes, avec des matériaux durables. En effet, pas de “smart buildings” sans “smart materials”. Des matériaux durables, sobres, voire neutres en carbone, qui utilisent peu de ressources, tant dans la construction que dans l’utilisation et la destruction. Un choix d’éléments qui aura un impact fort sur l’efficacité énergétique du bâtiment. Concrètement, cela passe par l’installation de panneaux photovoltaïques, d’une isolation thermique performante et de la végétalisation de façades.

Les “smart buildings”, c’est aussi et surtout l’Internet des Objets (IoT). Des réseaux d’objets connectés qui remontent en temps réel des informations. De quoi maintenir une communication entre les bâtiments et faire vivre un smart quartier avec des structures dotées de capteurs. C’est ici une question de Gestion Technique des Bâtiments (GTB) intelligente, sujet clef des “smart buildings”. Soit l’installation de capteurs capables de transmettre en temps réel une quantité de données phénoménales et de monitorer des températures, des taux d’humidité et de monoxyde de carbone et autres densités de population afin d’améliorer, entre autres, le confort des citoyens (sécurité, chauffage, climatisation, éclairage, entretien des équipements, intervention d’éventuels prestataires…). En clair, des éléments connectés en permanence qui actionnent des commandes correctives sans l’intervention de l’Homme.

Les équipes de Malban Conseil sont fières de contribuer quotidiennement aux projets de construction de “smart cities” au travers de leurs missions. En effet, Malban Conseil travaille sur des opérations de déploiement du réseau (déploiement de la fibre, construction d’antennes 5G) sur l’ensemble du territoire, pour le compte de beaucoup de leurs Clients.